Wonder Woman vous coupera le souffle

Après l’échec cuisant de Suicide Squad, DC tente de redresser la barre avec un Wonder Woman supérieurement maladroit, en forme de demie teinte. Hormis les Batman de Nolan et de Burton, je n’ai jamais été un grand passioné de DC, supposé être plus adulte et plus ombreux que Marvel. J’ai voulu redonner une seconde chance aux supers héros, mais cela paraît être un combat gâché d’avance. DC au septième art, c’est un univers partagé très causé : aimé par les uns quand il se trouve être détesté par les autres, aucun de ses films n’était parvenu, avant Wonder Woman, a mettre la plupart de votre avis autour d’une opinion commune : les films DC Comics sont capables d’ regrouper les masses et séduire au plus grand nombre. Mais pour un tel état de fait, la maison de production à la base du premier des super-héros ( Superman ) se serait-elle fourvoyée dans une oeuvre sans âme, fade, dans un divertissement simplet quand elle nous promettait, au travers de ses 2 nombreux films, une réelle sur le monde environnement ?

Un film de super héros à couper le souffle !

Wonder woman se voit être supérieurement accompli pour un film de genial héros compte tenu du grand nombre de productions déjà sorties en un temps record. La réalisation de Patty Jenkins ( Monster ) se voit être opérationnel. L’introduction du film qui puise son inspiration dans les genres mythologique et fantastique en décrivant le monde des amazones et le panthéon des Dieux grecs se voit être original. Par la suite, la narration devient plus classique et l’action prend le dessus. NCe film devrait séduire le public acquis à ce style de films. L’héroine se voit être un mixe de charme, de candeur et de genial pouvoirs. Tout à fait subjectivement, je lui voit bien plus de charme qu’à Captain America ! Idéaliste, convaincue qu’elle pourrait bien changer les choses et armée d’une colossal volonté ( et de ses genial pouvoirs ), Wonder Woman va se démarrer à ‘ corps gâché ‘ ( et quel corps ! ) dans la bataille.

Toujours à propos du scénario, il y a cette difficulté permanente de se défaire de quelques logiques de blockbuster. Malgré le succès accrue des films de superhéros à utiliser l’ultra violence comme mouvement de class ou comme vision réaliste du monde, Wonder Woman prend le contre-pied de tout cela et propose son exact opposé avec une version édulcorée de la verité. Sans plaisanter, on ne aperçoit pas une goutte de sang durant tout le film. ‘ Lorsque Diana tue Ludendorff à la fin du film en le transperçant sur le haut du bâtiment, vu la violence et la vision gore que cela nous fournit, on s’imagine bien des choses. Mais que nenni ! On aperçoit l’épée, possédant transpercé le corps de la homme de l’autre côté, blanche comme neige.

Les miracles, quelquefois arrive avec Wonder Woman

La plus grande faute de dosage de l’accomplissement, en fonction moi, se situe dans l’équilibre entre l’horreur de la guerre des tranchées, pas trop mal retranscrite ( quoique édulcorée ), et la romance à l’eau de rose ( un peu niaise quelquefois ). Comment, dans un village sur le front qui souffre depuis du temps de la guerre, les héros peuvent-ils lacher prise à la fête voire même à la gaudriole ? Cette gênant impression de pied permanent entre le conflit et la minauderie m’a gêné sur une impeccable intègre du film, comme si la réalisatrice n’avait jamais extrêmement su trancher dans le ton qu’elle souhaitait apporter à son ouvre.

Je vais enfin m’attaquer à un point qui manquait dans cette critique, celui de l’accomplissement. Et à ma grande surprise, elle se voit être de impeccable facture. Différemment à King Arthur où les scènes d’aventure étaient non lisible et m’ont rendu épileptique, ici on survient bien à suivre l’action. Les plans se trouvent être propres et soignés et tout au long du film on a droit à une splendide photographie, notamment sur 2 scènes. Lorsque Ludendorff envoie un gaz meurtrier sur un village dont personne ne survit, Wonder Woman survient trop tard. Les clichés qui suivent où l’on aperçoit Diana en pleur au ralenti, avec en arrière plan un brouillard orangé se trouvent être remarquable. Un subtil mixe. La scène des tranchés lorsque Wonder Woman révèle à tout le monde sa force m’a scotché et elle, pour le coup, fût épique. Par sa réalisation, par l’aspect séduisant et la badasserie ( oui ça se dit ) de Diana, j’ai pris mon pied.

La fin à rallonge pourra vous lasser,

Comme je l’ai précédemment mentionné, mais si vous aimez les combats avec retournements de le débat et séquences saisissantes à la clé, vous devriez aimer le rendu final. Au final, Wonder Woman se trouve être un bon film d’action, une splendide de manière à guerrière naïve croyant dur comme fer à ses idéaux, jusqu’à finalement tomber dans une sorte de fanatisme bien maitrisé. Film nuancé s’il en est, l’oeuvre justifie intelligemment son esprit par la personnalité même de sa protagoniste, brute et sans concession. A sa manière, bien entendu. Au final, bien meilleur que Suicide Squad ( on ne pouvait pas faire pire que ce navet ), Wonder Woman paraît être une sorte de superman en version féminin. Ce tout nouvel opus garantit un très bon moment de détente sans encombres, mais souffre néanmoins de problèmes propres à DC.

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